mercredi 23 mai 2012

face à face. Pas d'égal à égale

A côté de ma cabane à Paname vit un homme inabordable.
Il n'y a pas que les loyers qui parlent mal,  Je me résigne à vivre dans une caravane mais, quand je vois que les garçons ont un problème de langage, là, j'ai vraiment le cafard.
Je n'ai pas de vie de couple alors que j'ai toujours priviligié l'amour dans me gouts, dans mes détours.
Je parle de désir. On dit que ce n'est plus un interdit. C'est encore pire.
Ca demeure incompris.
Alors on vous explique des théories semi bouddhistes sur la pornographie, notamment pour les petits.
On  décide de tout vous dire. C'est facile. Il suffit de suivre le guide.
L'interdit c'est un truc pour les mystiques. Quelle connerie!
C'est de l'interdit que nait le désir.  Qui batit, qui décide, qui civilise sans interdit.
L'intime existe. C'est le seul privilège qui nous laisse libre.
L'homme moyen se croit tout permis. Il n'a pas de limites,pas de ressenti: pas d'intime.
L'homme instinctif essaie de s'accomplir.
Ceux qui respectent. ceux qui admettent accèdent à l'essentiel.
Ceux qui transgressent, ça fait un siècle qu'ils vendent aux enchères. Qu'ils cherchent le remède pour ne plus être obèses. Ce n'est pas mon problème.

Le classique est plus difficile à construire qu'à détruire.
Crise de principe. crise de fric. crise de désir.
Nous sommes à la fin d'un cycle. Vide d'elle et lui. Vide d'énergie.
Je ne parle ni de religion ni de ligne.
Je parle de ressenti.
Nous sommes des machines à sentir. Nos valeurs sont elles devenus stériles? Je parle au sens libre...
Nous sommes incaples de reconnaitre ce qui domine.
Ce qui domine n'est pas ce qui nous humilie.

Le désir était plus perceptible lorsqu'il était puni. Quel gachis.

Ma perception de femelle me pousse vers la justesse.
J'ai aussi tendance à penser que le monde est petit et que quelque chose d'aussi invincible que fragile nous lie.
J'ai besoin qu'un homme me protège. Et pour le reste, je dirais, je laisse sa tâche à l'éternel...
L'éternel n'a rien à voir avec un quelquonque prophète. La guerre des sexes est céleste. Personne n'y perd de soi même.
On se tait devant la  falaise et la mer son inverse.
C'est une loi naturelle. Pas une chapelle.
La peur n'est que la maitresse des faibles.

jeudi 3 mai 2012

architecture

La droite, la gauche, le bas le haut, qu'est ce que ça vaut?
En une dizaine d'années nous sommes passé à un monde nouveau.
Je ne peux rien dire d'autre.
D'autres apparemment répètent les vieux idéaux, se vautrent.
C'est leur boulot d'être faux, de tenir les propos.
Le trône n'est pas fait pour les héros.
En remontant de Bastille à République je regarde l'autre, les badauds..

Beaucoup de choses m'échappent, mais je regarde.
C'est une des seules choses auxquelles je m'attache, qui vaille.
Le regard est un pouvoir.

Je passe aussi devant le centre social. Je connais bien l'attirail.
J'ai vécu dix ans comme artiste rmiste, r essayiste...! Je déclamais des poèmes dans les bars.
Je faisais du slam. C'est le terme général.
J'ai été cette assistée qui réhaussent certains propos.
Ce n'est pas faux.
Je parle rarement au nom des autres C'est sans doute un défaut.
On parle à ma place. Je lance un regard.

Je remarque la nouvelle déco de la batisse administrative.
Un mélange de moderne et le rétro. C'est plutôt nouveau.
Le centre social en avant garde, ça pourrait être une blague.
Mais j'aime bien cette façade. Elle se démarque.

Je pense à ce batiment, ce mélange.
Il ressemble à ce moment présent. C'est important.
Cette architecture est elle naissante, tendance?
Pour l'instant, je m'en contente.
Est ce de l'architecture ou de la devanture ?
Je n'aime pas les insultes.
J'aime ce qui dure.

dimanche 15 avril 2012

marque page

J'ai eu un doute, tout à coup.
Pas une honte. Non. Ni une superstition. Non.
C'était une mi avril à Paris.
J'écris, le pays ou j'ai grandi me l'a permis...
je n'ai pas beaucoup de mérite.
Parfois je râle, je bavarde, je parle avec mes camarades de classe.
Nous avions nos psys, nos soupirs.
j'ai eu la chance de grandir ici.
Mais les français dépriment.
Voltaire au dessus de Zadig,ça les scandalise.
Zadig et voltaire c'est une marque de fabrique. On l'affiche.
J'ai eu un doute,j'ai voulu dire vous. J'ai vu un tabou. Un totem qui me parle malgré tout.
Chercher le vrai n'est pas être circonspect.
je veux le geste et le toupet.
Comme le minerai, le couperet, le coeur est universel.

lundi 26 mars 2012

vert de gris

Il se lance un défi. Il n'est pas trop speed. C'est le moins que l'on puisse dire.
Il est kitch. Il revendique.
Il dit " je navigue" quand il doit se décrire, parfois aux abrutis.
Il fait de grands yeux tristes quelquefois abasourdi lorsqu'il va s'acheter sa crème de nuit.

Il n'est pas riche. Ah non il récupère, en fait!!!
Il se fabrique aussi une crinière.
L'austère pourrait être un nouveau concept. Mais pour l'instant il aime le cheveu rebelle, à la précaire.
Il aime la pêche, les rizières. Il faut miser sur le vert alors il le fait.

Ses potes d'agence rajoutent des slogans divers au supermarket.
Ceux qui achètent sans faire un geste humanitaire le désespère...
Et puis il s'aère dans les quartiers nord de paris été comme hiver.
il aime, le paris populaire.
C'est là qu'il achète, en prioritaire. C'est sa façon d'être.
Ce n'est pas son problème, l'argent il n'en a rien à faire. Pour lui c'est déjà fait...
Il en parlait hier avec un ami qui a choisi une carrière tellement austère
Lui il délègue pour de vrai, il s'occupe des causes vertes.
Il sait bien que ça va finir par lui rapporter un sacré paquet. Il a du flair...
Le bourgeois bohème est mon voisin de vestiaire.
Sauf que moi, vraie bohème, j'habite le vestiaire.
Je récupère les restes, quelques aides pour les précaires, avec qui je suis de mèche.

Les gens de mon espèce ont quitté la ville lumière.
Mais pourquoi je reste. Pour quoi faire?

vendredi 30 décembre 2011

une place en première

j'ai rendez vous dans un bar bourgeois bohème comme je les aime.
Je suis en avance, j'attends.
Ce qui est pratique ici, dans cet endroit faussement bordélique, c'est que personne ne se renifle.
On pratique le cynisme.
Mais on est bien loin de l'esprit, de l'ironie.
Paris, c'est notre Venise. Cet air pas bien défini de réfléchir.
C'est notre assurance vie. Notre Narcissisme. notre Obélisque.

Dehors dans la rue c'est plutôt fasciste, juste aux portes de Paris.
Il n'y a pas une place assise mais j'attends deux copines.
Par la fenêtre j'observe.
Je vois deux mondes obscènes incapables de se faire la guerre.
Ces bouts de bois bohèmes et des types de la cité qui les guettent par derrière.
La réalité est que nous n'avons aucun projet. On ne défend que des petits intérêts.
Des restes.

Qui cherche la terre réelle?
Qui la respecte, l'observe?
Je ne veux pas la paix. Je veux la vie vraie.
Qui retourne en arrière: le mec qui voyage en première pour un projet humanitaire? Le mec qui voudrait une guerre dont il ne détiendra pas les rennes?
Personne ne peut rien faire pour la planète. C'est un problème. C'est un fait.

Mais qu'est ce que je fais dans ce bar bourgeois bohème?
Mais comme je vous disais, j'attendais que des places se libèrent...
J'ai bien peur de m'être trompée de bibliothèque.
Parfois il faut être simple, sensible pour envisager l'avenir. Aussi difficile soit il.

vendredi 21 octobre 2011

vestige

j'imagine que nous vivons les dernières heures d'une dynastie.Je vis à Paris, dans une jolie démocratie.
On vit sur de grands principes,il m'est facile de ne pas être matérialiste.
On parle d' écologie et du retour des bas prix à taux chic
C'est tellement subtil.
On vit à crédit. Avec beaucoup de nostalgie. C'est Paris. C'est joli. C'est un état d'esprit.
Le type à paris ne vous parle pas du beau temps et de la pluie, encore moins de fric.
Il vous fixe. Ce sont les mystères de paris.
On communique, quand on en a envie.
Le besoin est un concept kitch. Un truc qu'on mixe ou qu'on garde dans sa valise en souvenir, quand on revient de pauvres pays.
Qu'on scénarise pour une émission de télé de grand trafic.
Le fournil est vide mais on spécule, on frime.
Ce n'est pas de la triche. Ah non c'est pas la Chine.
Nous n'avons ni rite, ni sacrifice.
Ce sont les concepts qui nous tranquillisent..

J'imagine une ville.
j'entends le bruit de l'eau et de l'ordi.
J'attends qu'on prie sans défi. J'attends qu'on puisse les sciences sans le mépris.
Le métisse trouve l'oubli.
les guerres ne sont que fratricides. Les guerres sont elles ces crises? Oui c'est possible.
Nous entrons dans le siècle du rapide, de l'invisible.
Sommes nous libres? Nous sommes avides, incapables de survivre.

lundi 20 juin 2011

le café Charbon

Les français sont les champions du monde de la bonne action et de la réclamation.
Dans la rue Oberkampf les gens dans le vent s'habillent maintenant avec du sens. Ils ne comptent plus profiter de leur argent comme au bon vieux temps.
Ils s'habillent négligemment.

et fréquentent des lieux d'un nouveau genre.
Le prix suit cette ligne hippie chic.
Il faut quand même faire un tri sélectif...

C'est a dire que je vous explique, que je fasse de vous des avertis,
Ca se passe à Paris

N'importe qui ne pratique pas le cynisme lascif, le jm'en foutisme.
C'est le dernier loisir des nantis.
Dans les cafés chébrans, pas de bienséance. Evidemment.
On vous parle donc comme du poisson pourri, C'est le dernier cri.
Il s'agit de payer 3 euros le café pour qu'un serveur avec un bonnet de schtroumpf vous envoie vous faire foutre.
Un détail compte double chez le serveur, la barbe de trois jours.
Le bourgeois bohème aime les rebelles, il trouve ça romanesque.

Ca le sort de sa vie quotidienne.
Ca l'aère.

Nos bourgeois sont bohèmes, pleins de concepts, de plus en plus obscènes.
je dirais que la France n'est pas seulement un pays à la traine...